ile de paques Ahu tahai Île de Pâques Coucher Soleil Rapanui

Accueil >Tahai

Tahai, grand complexe archéologique

Le site de Tahai est le plus gros complexe archéologique situé tout près du village d'Hanga Roa. C’est un site qui regroupe trois ahu – plates-formes –  différents. Un ahu présente 5 Moaï (Ahu Vaiuri) restauré en 1967 par William Mulloy. Les deux autres Ahu n’ont qu’un seul Moaï. Un de ces derniers est le seul Moaï de l’île à avoir des yeux (Moaï Ko Te Riku). Cependant, il faut savoir que ce ne sont pas ses yeux d'origine, qui ont été enlevés et conservés. Les Rapa Nui ont souhaité y poser de faux yeux afin que les visiteurs se rendent compte de ce qu’était un Moaï avec ses yeux à l’époque. En effet, les yeux des Moaï sont la partie la plus importante, car c’est à travers eux qu’ils transmettent leur « mana » : leur force, leur pouvoir à tout le village qu’ils protègent. Ils sont censés assurer la prospérité de la tribu.

Ce site est impressionnant et très prisé des visiteurs en raison des variations de luminosité au cours de la journée : les rayons du soleil sur les Moaï les rendent fascinants. De plus, au crépuscule, le soleil se couche juste derrière l’Ahu Vaiuri. Un moment tout simplement inoubliable.

Des maisons en forme de bateau

À Tahai, on peut également observer la reconstruction et la rénovation, suite à une érosion importante, d’une maison-bateau de l’époque. On l’appelle ainsi car elle avait réellement la forme d’un bateau. Cette maison n'en était pas une au sens où on l'entend aujourd’hui : elle n’avait son utilité que la nuit, pour dormir. L’entrée était très étroite, il n’y avait ainsi que très peu de lumière à l’intérieur. La vie de tous les jours se passait à l’extérieur de la maison, à l’air libre. Devant la maison, on trouvait une très grande terrasse, appelée « taupea » faite de pierres plates et espacées.

Quant à sa construction, la base était faite de pierres volcaniques que les Rapa Nui avaient percées préalablement pour pouvoir y insérer des morceaux de bois facilement pliables afin de réaliser la toiture en forme d’arc. Une fois la charpente de la toiture achevée, on y apposait des feuilles de bananiers et de la totora. L'ensemble était résistant au vent mais, chaque année, les Rapanui consolidaient un peu plus leur maison-bateau car la pluie l'abîmait beaucoup.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies, qui nous aident à optimiser votre expérience en ligne. Pour en savoir plus, cliquez ici